Causes et symptômes d’Impuissance – Comment identifier et Traiter les Troubles érectiles

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Le dysfonctionnement érectile, également connu sous le nom d’impuissance sexuelle masculine ou troubles de l’érection, est l’incapacité persistante à obtenir ou à maintenir une érection permettant des rapports sexuels satisfaisants. Le dysfonctionnement érectile doit être différencié des autres problèmes sexuels, comme le manque de désir ou les troubles de l’éjaculation ou encore les troubles de l’orgasme.

Quelles sont les causes de l’impuissance ?


Le dysfonctionnement érectile n’est pas une maladie, mais un symptôme. En l’absence de cause psychogène, il s’agit en fait d’un syndrome qui affecte les vaisseaux et les nerfs responsables de l’érection, qu’il soit dû au tabagisme, au diabète, à l’hypertension due au vieillissement, au sédentarisme, au surpoids, à l’obésité, etc. On peut donc en déduire que les maladies cardiovasculaires sont l’une des causes principales du dysfonctionnement érectile. Il s’agit d’un problème courant qui, s’il n’est pas traité, peut entraîner des conséquences quotidiennes néfastes dans les relations avec l’épouse, la famille, le travail ou l’environnement social. 

Les causes de l’impuissance chez les personnes âgées méritent également une mention spéciale, car il subsiste de nombreux malentendus. Sous l’effet du processus de vieillissement, la période réfractaire est généralement plus longue (temps nécessaire après un orgasme pour une nouvelle érection). L’âge semble également influer sur le temps nécessaire à l’excitation, à l’érection et à l’éjaculation. 

Qui est touché par le dysfonctionnement érectile ?



L’impuissance apparaît plus fréquemment chez les hommes de plus de 40 ans. Il a été prouvé qu’entre 40 et 70 ans, 30 % des hommes souffrent d’un type quelconque de dysfonctionnement érectile, qui peut être plus ou moins grave.

La prévalence semble également avoir augmenté chez les hommes plus jeunes. À ces âges, la réponse aux stimulus sexuels est plus importante que chez les patients plus âgés. Cependant, en raison d’un stress plus important, d’un manque d’éducation sexuelle, de conflits personnels dans la sphère psycho-sexuelle, de fausses attentes en matière de comportement sexuel générées par les médias ou les réseaux sociaux, ou même par des antécédents d’abus, certains patients présentent des dysfonctionnements érectiles.

Comment identifier les symptômes ?



Le principal symptôme de la dysfonction érectile se vérifie par une modification de la qualité de l’érection, à la fois en termes de rigidité et de capacité à la maintenir. Si les troubles de l’érection sont d’origines physiques, l’un des principaux indicateurs est l’incapacité à avoir ou à maintenir une érection matinale. En revanche, si elle est d’origine psychologique, la dysfonction érectile se produit, en général, pendant une période déterminée, par exemple, pendant la durée de la situation de stress. Si elle persiste plus de trois mois, le patient devra consulter un urologue spécialisé en andrologie. Certains experts classifient les différents types de dysfonctionnement érectile par faible, modéré et sévère.

Quelles mesures de prévention ?



La principale mesure de prévention qu’un homme devrait envisager de mettre en oeuvre pour éviter l’apparition d’un dysfonctionnement érectile est de modifier son mode de vie afin d’éviter toutes les habitudes ayant un impact négatif sur les artères et les veines, telles que le tabagisme, la consommation d’alcool et de graisses saturées, un mode de vie sédentaire et le stress. 

Comment diagnostiquer un dysfonctionnement érectile ?



Afin de poser un diagnostic correct, il est nécessaire que le patient subisse des examens médicaux afin d’établir un historique clinique.

Un entretien avec la personne concernée peut dévoiler des facteurs d’ordre psychologiques impliqués dans le dysfonctionnement érectile. Il est essentiel d’exclure la dépression, qui n’est pas toujours apparente. L’échelle de dépression Beck ainsi que l’échelle de dépression gériatrique Yesavage pour les personnes âgées sont faciles et simples à utiliser.

Les relations personnelles peuvent provoquer des conséquences quotidiennes qui doivent également être analysées afin de déterminer s’il existe des difficultés ou des conflits de communication avec la partenaire. Un entretien avec la partenaire sexuel du patient peut révéler des informations importantes.

D’autre part, il existe plusieurs tests permettant d’établir le diagnostic de dysfonctionnement érectile. Les urologues en utilisent principalement deux : l’IIEF (International Index of Erectile Function) et le SHIM (Sexual Health Index for Men), qui est une variante réduite de l’IIEF se composant de 5 questions et présente une sensibilité et une spécificité élevées. Un résultat inférieur ou égal à 21 révèle des signes de dysfonctionnement érectile. 

L’évaluation médicale générale doit comprendre un historique de la consommation de drogues, d’alcool, de tabac, de diabète, d’hypertension et d’athérosclérose, un examen des organes génitaux externes afin d’exclure l’existence de bandes fibreuses ainsi qu’une évaluation des indices de maladies vasculaires, neurologiques ou hormonales. Les spécialistes recommandent également de calibrer le taux de testostérone, notamment si la dysfonction érectile est associée à une absence de désir. Les analyses de laboratoire doivent aussi comprendre une vérification de la fonction thyroïdienne. 

Dans le cas de patients plus jeunes présentant des problèmes spécifiques, des tests plus complexes peuvent être nécessaires en plus de l’examen physique, tels qu’un monitoring du pénis durant la nuit, l’injection de médications dans le pénis ou bien une échographie-doppler qui permettra de visualiser le flux sanguin dans les veines et les artères.

Le recensement des indices vasculaires est spécialement utile pour établir un diagnostic correct, comme l’indice de la pression pénienne et brachiale qui indiquera le risque d’autres troubles vasculaires plus graves, même pour des patients asymptomatiques.

Quand la cause n’est pas manifeste, le spécialiste pourra recourir à un examen de tumescence pénienne nocturne (TPN) peut être efficace, bien qu’il ne fonctionne pas d’ordinaire pour des patients âgés. Les épisodes de TPN sont fréquemment associés aux phases du sommeil paradoxal. Dans certains cas, les érections de la personne affectée peuvent être surveillées dans un laboratoire spécial du sommeil. L’absence d’érections évoque une cause organique, même si leur présence n’indique pas nécessairement des érections valides pendant la journée. 

Traitement de l’impuissance



Nombreux sont les médecins suggérant que les traitements de l’impuissance devraient être progressifs, c’est-à-dire du moins invasif au plus intrusif. Commener par un mode de vie plus sain, poursuivre par une aide psychologique, ensuite par un traitement pharmacologique et/ou un dispositif de succion à vide et enfin par la chirurgie.

S’agissant des hommes de moins de 40 ans, une aide psychologique est conseillée car dans ce cas, la cause est souvent psychologique. Même en cas de dysfonctionnement érectile dû à des problèmes physiques, nombreux sont les hommes qui nécessitent une aide psychologique afin de surmonter leur problème d’estime de soi lié à cette pathologie.

Selon les directives de la Société américaine d’urologie et de la Société européenne d’urologie, les inhibiteurs de la phosphodiestérase du type 5 (PDE-5) sont la thérapie de première ligne pour un traitement médicamenteux correct. Avant de prendre l’un des traitements suivants, il est nécessaire de consulter un spécialiste :

Le Tadalafil (Cialis, en pharmacie), accompagné d’une stimulation sexuelle, agit en renforçant le flux sanguin du pénis. Ce médicament est ingéré 30 minutes avant les relations sexuelles. Son efficacité peut durer 24 heures après son administration. La consommation de nourriture n’affecte pas l’absorption de ce médicament. En général, ses effets secondaires sont légers ou modérés : maux de tête, rhinites, rougeurs du visage ou douleurs musculaires.

Le Vardenafil (Levitra, en pharmacie), accompagné d’une stimulation sexuelle, intervient en faisant augmenter le flux sanguin vers le pénis. Il doit être administré entre 25 et 60 minutes avant la relation sexuelle et son effet dure jusqu’à 5 heures. Ses effets secondaires sont légers : maux de tête, nausées, étourdissements ou rhinite. Il convient de noter que la concentration de ce médicament est retardée si un repas riche en graisses est consommé. Toutefois, ce retard est inexistant dans sa forme orodispersible (désintégration rapide en bouche). La forme orodispersible du Vardénafil permet de le prendre sans eau. Les aliments gras n’interagissent pas avec lui.

Le Sildenafil (Viagra, en pharmacie), accompagné d’une stimulation sexuelle, intervient en faisant augmenter le flux sanguin vers le pénis. Sa prise doit être réalisée une heure avant l’activité sexuelle. Son effet dure jusqu’à 5 heures. Il peut provoquer des effets secondaires : maux de tête, bouffées de chaleur, troubles visuels ou gastro-intestinaux. Ce médicament ne peut pas être pris par des patients souffrant de rétinite pigmentaire ou prennant des nitrates (il en va de même pour tous les autres traitements). Son effet peut lui aussi être altéré par la consommation d’aliments riches en graisses.

l’Avanafil (Spedra, en pharmacie), accompagné d’une stimulation sexuelle, intervient en faisant augmenter le flux sanguin vers le pénis. Sa prise doit être effectuée 30 minutes avant le début du rapport sexuel et son effet peut durer jusqu’à 6 heures. De même que les deux médicaments précédents, son effectivité peut être altérée par la consommation d’aliments riches en graisses. Ses effets secondaires sont semblables à ceux des autres inhibiteurs de la phosphodiestérase 5.

Médecine régénérative



Dans le cadre d’une expérience, on a commencé à administrer du plasma riche en plaquettes injecté dans la structure du pénis (corps caverneux) dans le but de le régénérer. Il existe des essais cliniques en cours, mais un niveau élevé de preuves scientifiques n’a pas encore été atteint. Par ailleurs, l’administration de cellules souches de la moelle osseuse dans le corps caverneux n’est encore qu’à un stade embryonnaire.

Dans le domaine de la médecine régénérative, il existe une autre technique novatrice : la néoangiogenèse ou néovascularisation. Il s’agit d’un procédé thérapeutique permettant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins en sécrétant des facteurs de croissance, tels que l’endothélial vasculaire (VEGF). Il permet également la prolifération des cellules vasculaires, la réagglomération de celle-ci et la reformation des muscles lisses. Ce principe est récent mais déjà bien documenté. Largement étudiées, les performances de la néoangiogenèse sont très prometteuses et plusieurs chercheurs voient en elle la solution à certains troubles de l’érection.

Prothèse pénienne


La chirurgie par prothèse pénienne, qui a été perfectionnée ces dernières années, peut être indiquée pour les patients qui ne répondent pas à d’autres traitements, avec des taux de satisfaction supérieurs à 80 %.

L’implication de l’homme


Au lieu de se décourager, une personne chez qui on a diagnostiqué un dysfonctionnement érectile devrait agir en prenant des mesures personnelles lui permettant de surmonter cette pathologie avec succès :

– Se préparer psychologiquement à être conscient de ne plus être impuissant.
– Parler à la partenaire de ses problèmes émotionnels.
– Rester en bonne condition physique avec un poids normal.
– S’assurer que l’impuissance n’est pas la conséquence d’une pathologie (sclérose en plaques, diabète ou artériosclérose).
– Ne pas boire d’alcool, ne pas fumer ni utiliser de somnifères, de tranquillisants, d’analgésiques, etc.
– Essayer d’avoir des relations sexuelles même si le pénis n’est pas en érection car celles-ci sont un puissant stimulant.
– Essayer un dispositif de stimulation mécanique.
– Toujours consulter des spécialistes.

L’implication de la femme


Lorsque le partenaire de la femme souffre de dysfonction érectile, celle-ci devrait également collaborer au processus de son dépassement. Il convient notamment d’agir comme suit :

– Effectuer des massages et des contacts doux sur les parties génitales du partenaire. Ceux-ci l’aideront à atteindre une stimulation suffisante.
– Les préliminaires amoureux et passionnés provoquent souvent une réponse érectile favorable.
– Qualifier de façon positive le comportement sexuel de l’homme s’il parvient à la pénétration, même si elle est brève, afin d’augmenter son auto-estime.

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