Troubles de l’Erection Psychogène – quelques points importants à soulever

Sommaire

Recherche d’une analyse thématique profonde pour comprendre la part du psychologique dans le rapport de couple, dans les troubles de l’érection, la culture de la performance, et comment les traiter.

Les troubles de l’érection psychogène, les points à soulever

Le dysfonctionnement érectile n’a rien d’exceptionnel, puisqu’il touche presque 40 % des hommes âgés de 25 à 40 ans. Alors, il est inutile de paniquer. De plus il se soigne. Il possède des origines mécaniques (mauvaise circulation du sang, par exemple), mais l’état psychologique fait également partie de ces éléments déclencheurs. D’où la dénomination de trouble psychogène. Ainsi, il est important de ne pas les négliger.

L’anxiété


Lors du rapport sexuel, l’homme peut ressentir une certaine anxiété, notamment au début d’une relation. La peur d’être déçu et de décevoir l’autre engendre, chez lui, un sentiment de peur qui influe sur son comportement. Cette sensation peut être permanente ou passagère selon le cas. Au fur et à mesure que l’homme retrouve son assurance, elle se dissipe peu à peu. D’où vient cette crainte ? Des vidéos pornographiques bradées en ligne, par exemple. Selon une enquête de l’IFOP (Institut français d’opinion publique), 50 % des personnes qui souffrent d’impuissance sont des consommateurs de pornographie.


Même s’il peut s’agir d’un problème éphémère, l’anxiété est le principal facteur de la dysfonction érectile. Elle est permanente chez certaines personnes. Tout dépend de la performance de la première relation sexuelle. En cas d’impuissance dès la première expérience, elle risque de perdurer. Chaque fois que l’homme tente de toucher sa partenaire, il a du mal à se concentrer et devient impuissant. Ainsi, il est primordial de trouver une solution adaptée.


La manière la plus efficace pour s’en sortir est de discuter. Plus le temps passe et plus la situation s’aggrave. Une discussion apaisante suffit à retrouver une vie sexuelle sereine. Consulter un psychologue est également une solution efficace au trouble de l’érection. Formé pour conseiller les patients, il donne des recommandations à suivre pour éviter les récidives. Il peut également délivrer une liste de médicaments à prendre.


La dépression


La dépression se manifeste généralement par la fatigue, la sous-alimentation, l’insomnie, ou la chute de l’estime de soi, mais également par un problème d’érection. En réalité, ces manifestations de la dépression sont interdépendantes. En cas de fatigue, le corps ne peut pas se reposer normalement, puis vient le refus de s’alimenter correctement et ainsi de suite. D’un autre côté, le trouble érectile lui-même cause la dépression. Ainsi, un homme déprimé perd confiance en sa personne et se retrouve dans une sorte de tourbillon duquel il doit se libérer.

D’après des recherches menées par des scientifiques, suivre un traitement comme le viagra peut réduire les signes de dépression chez un sujet impuissant. Toutefois, le premier réflexe à adopter est de se rendre chez un médecin. Après la consultation, il oriente le patient vers un expert en psychologie.

Certains hommes ont besoin d’un traitement médicamenteux pour se débarrasser de leur dépression. Cependant, tous les médicaments utilisés pour lutter contre ce trouble psychologique ne fonctionnent pas obligatoirement. Ils peuvent même aggraver les symptômes de l’impuissance. Si des faits inquiétants se présentent, le mieux est d’arrêter de les prendre et de revoir le médecin. Un ajustement s’impose pour prévenir leurs effets indésirables.


Le stress


Le stress compte parmi les principales causes des problèmes érectiles chez l’homme. D’après une étude faite par l’IFOP pour le lancement d’une plateforme médicale, il en est la 3ème cause après la consommation excessive de vidéos pornographiques et les écrans. Lorsqu’un homme rencontre des difficultés dans sa vie professionnelle ou dans sa vie personnelle, son comportement peut être affecté. Il stresse et a du mal à gérer ses sentiments.


Il existe plusieurs explications scientifiques à ce phénomène. En cas de stress, certaines zones du cerveau liées à l’excitation ne fonctionnent plus correctement. Leur activité baisse considérablement. La seconde explication est que les glandes surrénales produisent de l’adrénaline qui rétrécit les vaisseaux sanguins. Ainsi, le sang ne peut pas circuler vers la verge, ce qui empêche l’érection de se produire.


Le stress engendre également des dysfonctionnements érectiles, car il nuit à la concentration. De plus, il perturbe les hormones. Lorsqu’une personne stresse, son organisme produit du cortisol qui entraine le trouble de l’érection. En même temps, le niveau de testostérone baisse considérablement. Pour y remédier, il est important de trouver la solution au problème à l’origine du stress. S’agit-il d’une erreur professionnelle ? Il faut chercher le moyen de la corriger. S’agit-il d’un souci personnel ? Il faut le résoudre en consultant un psychologue ou en discutant.

La baisse de la libido


Le plus grand souci en ce qui concerne la dysfonction érectile est que tous ses facteurs sont liés entre eux. L’anxiété et le stress, en s’aggravant, peuvent entrainer la dépression, et par la suite, les troubles érectiles. Ils engendrent également un autre problème : la baisse de la libido. Cependant, la baisse de la libido est aussi à l’origine du stress et de l’anxiété.


En général, un homme perd sa libido à la suite d’une déception amoureuse. En abordant ce sujet avec sa compagne, il peut alléger son esprit et retrouver ses facultés. Il en est de même s’il en parle avec un spécialiste (un thérapeute, par exemple). Si ce problème a d’autres origines, d’autres solutions sont nécessaires. La libido peut diminuer en cas de maladie ou de traitement médicamenteux inapproprié. La perte de libido a une autre source : le burn-out dû à un volume de travail trop important. L’exemple des hommes qui habitent aux États-Unis en témoigne. Travaillant pendant, au moins, 45 heures/semaine et n’ayant droit qu’à quelques jours de congé, ils souffrent de ce mal. D’après une étude menée dans cet État vers 2010, le taux d’activité sexuelle a été réduit de 15 % (comparaison avec des chiffres recueillis en 1990).


Il est important de noter que la psychologie joue également un rôle important sur le désir. À ce sujet, il existe un phénomène qui a incité les hommes à remettre en question leur sexualité : la révolution MeToo. Ils sont plus vigilants, ce qui n’est pas toujours bénéfique pour eux.

La routine


Lorsque la routine s’installe, la relation de couple a tendance à ne plus fonctionner. En même temps, la sexualité en souffre. L’excitation n’est plus au rendez-vous, la femme ne montrant plus de l’intérêt pour son homme, et l’homme de son côté, ne se sentant plus attiré par sa femme. Ainsi, aucune érection ne se produit.


Sans entretien, l’amour qui anime le couple se dissipe progressivement au fil des années. Les relations sexuelles deviennent une obligation. Elles sont assimilées à des devoirs qu’il faut accomplir, non par amour ou du moins par plaisir, mais par nécessité. Elles sont programmées et sont plus rares. De surcroit, les préliminaires n’existent presque plus. Les jeux érotiques sont bannis sous prétexte de ne pas avoir assez de temps à y consacrer. Ainsi, les rapports sexuels semblent routiniers.

L’insatisfaction est la première cause de ce problème. Si les partenaires ne fournissent aucun effort pour se satisfaire l’un l’autre, la routine peut s’installer rapidement. Cela aggrave leur cas, puisque sans envie il n’existe aucune érection.

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