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Il est difficile pour la plupart d’imaginer les personnes âgées avoir une vie sexuelle ou masturbatoire active sous prétexte que le grand âge ne permet plus ces activités. Pourquoi avons-nous ces idées reçues ? Troubles de l’érection, difficultés à se mouvoir, douleurs articulaires ? Certes, mais tous nos anciens ne rencontrent pas ces problèmes ou mieux, les dépassent !

La révolution sexuelle 

Soixante-neuf, année érotique… chantaient Serge Gainsbourg et Jane Birkin. La fin des années 60 – mais également 1962, avec l’arrivée de la pilule contraceptive pour les femmes et 1975 où l’avortement devient légal en France – représente un tournant dans la libération des pratiques sexuelles que l’on appellera la révolution sexuelle. Avant cette période, le sexe doit encore être pratiqué uniquement entre mari et femme et est régi par la loi morale de l’Église. L’homme décide alors de tout : la fréquence des rapports sexuels, les positions… et les préliminaires présentent peu d’intérêt voire sont quasiment absents. Mais dans le courant des années 50 déjà, le mystère sur le clitoris commence à être levé et met en avant le plaisir féminin jusque-là relativement mis de côté : la redécouverte du corps féminin aide les femmes à mieux se connaître via la masturbation et à avoir d’autres attentes dans leur vie sexuelle. 
Les années 60 voient également apparaître des moyens de contraception en libre-service (préservatifs) et l’activité de procréation se dissocie alors totalement du plaisir sexuel.

Alors comment la sexualité a-t-elle évolué entre la génération des octogénaires et celle des trentenaire actuels ? 

Dans les dernières décennies, des études montrent que l’âge médian du premier baiser ou encore du premier rapport sexuel n’avait pas beaucoup évolué. L’évolution des pratiques, en revanche, a relativement changé puisqu’aujourd’hui les rapports oraux (fellation) et par voie anale sont pratiqués de plus en plus fréquemment et librement. Il y a 30 ou 40 ans, la fellation restait essentiellement une pratique de prostitution et ne s’invitait pas dans le couple.

La fréquence des rapports sexuels entre hier et aujourd’hui 

La prévalence des rapports entre 16 et 18 ans semble avoir beaucoup augmenté en quelques dizaines d’années, provoquée notamment par la vulgarisation de la pornographie et des sites de rencontre, ces derniers donnant davantage aux rencontres un but “coïtal” et non amoureux. 

La sexualité chez les femmes ménopausées 


La ménopause a son lot d’inconvénients qui peuvent arriver à chacune comme la baisse de la libido ou bien l’apparition d’une sécheresse vaginale. 

La sécheresse vaginale 

Les femmes qui souffrent de sécheresse vaginale après la ménopause sont plus à risque d’infections ou d’inflammations génitales en vu des frottements non lubrifiés et d’un changement du PH vaginal. Une perte d’élasticité et un rétrécissement de l’épithélium peuvent être observés chez les femmes ayant peu de rapports. 
Cependant, une activité sexuelle régulière permet de pallier à ces effets indésirables, qu’il s’agisse de rapports sexuels ou bien de masturbation. L’utilisation de lubrifiants peut également régler ce problème. 

La baisse de la libido 

L’absence d’hormones de la procréation peut être à l’origine de la baisse de libido, de même que parfois des changements notables dans la vie d’une femme : départ des enfants de la maison, début de la retraite… 
Les femmes réellement affectées par une absence totale de désir peuvent se voir proposer un traitement hormonal léger afin de recréer en partie l’appétit sexuel.

Il faut cependant garder à l’esprit que chaque femme n’aura pas les mêmes effets liés à la ménopause et que ceux-ci ne sont absolument pas une fatalité. La vie sexuelle des femmes après 50 ans n’est pas toujours affectée, il suffit de voir les chiffres : 90% des femmes de plus de 50 ans ont jusqu’à 5 rapports sexuels par mois, tandis que dans les années 70, seulement une femme sur dix du même âge avait une vie sexuelle. Il faut savoir qu’en réalité, chez certaines femmes, la ménopause est synonyme de regain de libido car elles disposent de davantage de temps libre et moins de soucis du quotidien.

La sexualité chez les hommes âgés 


Chez les hommes aussi, des troubles hormonaux peuvent apparaître avec l’âge. En effet, la testostérone peut se trouver diminuée au fil des années et donc jouer un rôle néfaste sur la libido ainsi que des difficultés à maintenir l’érection. L’éjaculation peut se trouver également perturbée par une réduction de son intensité et donc un orgasme diminué, sans compter les pathologies telles que le diabète, le cholestérol, l’hypertrophie bégnine de prostate ou les troubles cardiaques qui impactent l’érection également. 
Pour bon nombre d’hommes cependant, le désir reste intact et le décalage entre la perte d’érection spontanées et ce désir toujours présent en perturbent plus d’un. L’impact psychologique peut être alors relativement fort de nos jours encore l’érection et la performance sexuelle sont synonymes de virilité.

Le sexe et la santé


C’est prouvé, le sexe a de nombreux bienfaits sur la santé ! Le sexe chez les séniors ne peut alors qu’être bénéfique pour vivre plus longtemps et prévenir un certain nombre de pathologies y compris cardiaques et prostatiques. 
En effet, le sexe serait très efficace pour : 

  • Diminuer le stress.
  • Fortifier le cœur.
  • Développer des anticorps et donc mieux combattre les maladies ambiantes
  • Produire des endorphines, l’hormone du bien-être, qui aident à prévenir la dépression.
  • Prévenir l’incontinence urinaire en tonifiant les muscles pelviens (quand on a un certain âge, ça peut être utile !).
  • Améliorer le sommeil.
  • Perde de poids (une demi-heure de sexe équivaudrait à environ 100 calories brûlées !).
  • Prévenir le cancer de la prostate.

La reconstruction après un divorce 


Au bout d’un certain nombre d’années, bon nombre de couples vient à se séparer. Routine, baisse du désir de l’autre… beaucoup de raisons sont bonnes pour avoir envie de renouveau ! En 40 ans, le nombre de divorces après plusieurs dizaines d’années de vie commune aurait été multiplié par 9. Le déclencheur est la retraite dans la majorité des cas, et ce sont souvent les femmes qui prennent l’initiative de la séparation. Celles-ci vivent d’ailleurs mieux leur nouvelle indépendance de manière générale car revendiquent de ne plus être cantonnées à un rôle d’épouse modèle. 
Alors que certains savourent la liberté retrouvée, d’autres cherchent à retomber amoureux et reconstruisent ainsi une vie de famille, souvent recomposée. 

Comme quoi, même après 60 ans, la quête du bonheur continue et parfois grâce à un changement radical et de nouvelles raisons de faire battre son cœur…

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